Devise
" Le travail est ma loi. "
Le blazon
Un soleil glorieux se levant sur de verdoyantes montagnes, un arbre qui symbolise à la fois la fougère arborescente endémique et la papangue, rapace diurne, oiseau symbole des Hauts, autre espèce endémique de l'île.
A 20 minutes de voiture de Saint-Benoît, la Plaine-des-Palmistes est un havre de douceur. D'une altitude moyenne de 1 000 mètres, très arrosé, ce plateau est d'une incomparable richesse botanique. Ce qui explique la diversité de ses productions agricoles. On y sent encore battre le c½ur d'une Réunion authentique et conviviale.
Vaste avec ses 8 400 hectares, la Plaine-des-Palmistes regroupe 3 434 habitants et se situe sur la seule route transversale de l'île, celle qui permet de rallier le Nord au Sud lorsque la route en Corniche est fermée. Entre Saint-Benoît et la Plaine-des-Cafres, la commune fut longtemps considérée uniquement comme centre de production agricole et de villégiature à la saison chaude. Il y a des fleurs et des arbres partout et depuis peu, les citadins lui trouvent des avantages insoupçonnés. La richesse de la Plaine vient de son sol : agriculture, élevage, production fromagère importante, production florale qui ne l'est pas moins, et surtout site touristique et botanique à l'incomparable richesse.
Historique
L'ancienne paroisse Sainte-Agathe fut détachée officiellement de Saint-Benoît en 1899. Elle fut à l'origine peuplée par les “petits Blancs” désargentés après 1848. Ceux-ci s'y exilèrent avec leurs compagnes de couleur, ce qui est à l'origine de la mixité ethnique spécifique des hauts. Pour les Blancs de la côte Est, la Plaine-des-Palmistes fut longtemps un refuge contre le paludisme : les moustiques avaient envahi les basses terres du littoral, les ravages de la maladie étaient considérables. La Plaine-des-Palmistes garda longtemps, de ce fait, la réputation de villégiature de saison chaude. Centre de la culture du thé dans les années 60, “la Plaine-des-Palmistes” est aujourd'hui le seul authentique village d'artistes de l'île : écrivains, poètes, musiciens, y trouvent un lieu propice à la création. Il est vrai que le calme s'y prête. La commune possède une réelle tradition poétique avec des artistes comme :
Bigouaï, Gilbert Pounia (Ziskakan), Marc-Henri Pinot, Guy Agénor ou Boris Gamaleya .
Zistoire la kaze.
FAFANE.
- Vi kauze san komprendre, nou nana un professeur, ke sé in chik type
- en klasse li aime traduire à nou, z'histoire longtemps en latin
- li dit à nou ké p'tit fille lé fé pou p'tit garçon, kom' pigeon, lé fé pou pigeonne
- et sé kan moin lé à kôté d'in jolie marmaille, kom' vou, ke mi wa, ke tout' son parole là, lé vrai.
MAMZELLE ZIZI.
- Guette kom' li lé komplimenteur, vi vé entortille mon koeur, mé, sa y pass pa.
FAFANE. (voulant lui prendre la main).
- Mi regrette pa, moin la kraze l'ékole, pou dire à vous tou sa
- donne vot' main, mét su mon koeur, vou va war kom' y bat fort pou vous.
MAMZELLE ZIZI.
- Mé vi kommenss être poétike - fé in kompte. . . oui ?
FAFANE.
- Komment vi vé pa être poétike, kan vi wa in' joli kek choze, devan vot' ziés... kan la poézie y déborde
- le kauzement, y koule tou seul, pou dire sa.
MAMZELLE ZIZI.
- Nana rien à faire, ensemb' ptits garçons zordhi.
FAFANE.
- Di pa sa don
- l'a pa nou l'a invente l'amour
- nana longtemps, sa y existe dan' lives.
Lire Jocelyn, lire Paul et Virginie, dan' tou sa, y parle rienke l'amour. Ah ! kom'mi voudrais être loin, bien loin ek vous
- dan in pays, où sa ke l'a point de monde. Mi serais Paul, et vous, vi serais Virginie
- Nous va promène toute la journée, sous pieds de Pamplemousse, nous va kause z'histoire l'amour.
MAMZELLE ZIZI (A part).
- Regarde où sa ke li la rivé
- si momon y entendait sa -
(On entend dans le lointain un son de cloche - et la musique joue en sourdine) :
P'tit fleur aimée.
Vi souviens mon Nénène adorée
Le p'tit bouquet, vou la donne à moin
Na longtemps ke li lé fané,
Vi souviens, kom' sa lé loin.
Refrain :
P'tit fleur fanée
P'tit' fleur aimée
Di à moin toujours
Kouk sek l'amour ?
Mi marché dan la forêt,
Y faisait bon, y faisait frais,
Dan' z'herbes navé la rozée,
Dan le siel zoiseaux y chantait.
Refrain :
P'tit fleur fanée
P'tit fleur aimée
Di à moin toujours
Kouk sek l'amour ?
Depuis sa, le temps la passé,
Y reste plus kin doux souvenir,
Kan mi pense, mon koeur lé brizé,
Tout ici ba, kom' sa y doit finir.
Refrain :
P'tit fleur fanée
P'tit fleur aimée
Di à moin toujours
Kouk' sek l'amour ? ...
Ekoute à moin, laisse à moin partir, lé tard.
FAFANE.
Avant de partir, donne à moin vot' p'tit mouchoir, ke m'a garde en souvenir de séte journée. Et puis, laisse m'a embrasse à vous, un p'tit baizer, un tout p'tit, là su le koin de vot' lève.
MAMZELLE ZIZI. (s'essuyant les yeux).
- Prend le p'tit mouchoir, si vi vé, mé pou l'embrassade, non, sa sra pou plus tard, kan ni sra plus grand.
( Fourcade, Georges (1884-1962))....






